Une machine qui jongle avec la poésie, le code et la traduction des langues étrangères : voilà Google Bard, l’intelligence artificielle façonnée par Google AI grâce à une immense base de données mêlant textes et lignes de code. Cette IA ne se contente pas de réciter la leçon. Elle rédige, imagine, traduit, compose et répond, en s’appuyant sur le modèle LaMDA et un accès permanent au web pour actualiser ses réponses en temps réel. L’occasion de passer au crible sa palette créative.
Le futur projet de Google AI
Google prépare le terrain pour intégrer Bard à son moteur de recherche, envisageant même de remplacer le bouton « J’ai de la chance » sur la page d’accueil. Pour l’instant, le chatbot traverse une série de tests rigoureux : pas question de laisser passer des réponses à côté de la plaque ou des absurdités en série.
Bien que Google Bard soit encore en phase de développement, il se montre déjà polyvalent. En voici un aperçu concret :
- Il traite les requêtes avec méthode et nuance, en évitant l’imprécision.
- Il mobilise ses connaissances pour formuler des réponses détaillées, même face à des questions ouvertes ou épineuses.
- Il est capable de générer toute une gamme de contenus créatifs : poésie, scripts, code informatique, compositions musicales, e-mails, lettres… et la liste continue.
- Grâce à ses suggestions et idées originales, il accompagne chacun dans l’exploration de nouveaux concepts et soutient les progrès en écriture ou en communication.
- Bard permet de gagner du temps en automatisant les tâches répétitives et en facilitant l’accès à l’information.
- En s’appuyant sur sa capacité à fouiller le web, il aide à démystifier des sujets complexes et à soutenir l’apprentissage.
Bard AI inspiré des bardes
Google ne s’est pas contenté d’un nom technique à rallonge façon ChatGPT, qui fait référence à la discussion et à la technologie de génération de texte. Ici, le choix est plus évocateur : le terme « Bard » fait écho aux poètes et conteurs celtes, ces passeurs d’histoires et de savoirs. Un clin d’œil à l’imagination, sans perdre de vue les capacités techniques de l’outil.
Le cœur de Bard, c’est LaMDA, le « Language Model for Dialogue Applications » conçu par Google et dévoilé au public dès 2021. Depuis, ce modèle a évolué vers une version plus performante, s’appuyant sur les avancées de l’IA depuis 2020 et sur les réseaux de neurones Transformer, lancés en 2017.
Pour utiliser Bard AI, il suffit de formuler une demande ou une question dans la barre dédiée. Par exemple : demander un poème sur l’amour, une traduction de phrases de l’anglais à l’espagnol, l’écriture d’un scénario court ou une explication sur un concept complexe.
Pour exploiter au mieux Bard AI, voici quelques réflexes à adopter :
- Précisez autant que possible votre demande : la clarté aide Bard à fournir une réponse adaptée.
- Utilisez un langage naturel, comme lors d’un échange avec une autre personne.
- Gardez à l’esprit que Bard, toujours en développement, peut parfois manquer de précision ou de profondeur. L’expérience s’améliore avec la pratique et la patience.
Bard n’a pas fini de surprendre. Demain, il pourrait bien transformer la façon dont nous cherchons, écrivons, ou même imaginons. Reste à voir jusqu’où ira la frontière entre l’inspiration humaine et la créativité algorithmique.

